Avec une mortalité néonatale désormais présentée comme la plus faible d’Asie centrale, le Kazakhstan met en avant les progrès de son système de santé. Une amélioration qui repose notamment sur les soins périnataux, le dépistage prénatal et la modernisation des établissements médicaux.
Morts infantiles : le Kazakhstan affiche le meilleur taux régional
Le Kazakhstan a annoncé, mercredi 21 octobre 2026, une nouvelle baisse de la mortalité des nouveau-nés. Le taux atteint désormais 3 décès pour 1.000 naissances vivantes, a fait savoir le ministère kazakhstanais de la Santé. Il s’agit du niveau le plus faible d’Asie centrale. Cette évolution marque une avancée dans la lutte contre les morts infantiles, même si la mortalité néonatale ne recouvre pas l’ensemble des décès survenant durant la première année de vie. Les autorités attribuent ces résultats à une transformation progressive de la prise en charge médicale, depuis le suivi des grossesses jusqu’aux soins apportés après l’accouchement.
Le ministère de la Santé présente cette amélioration comme le résultat d’investissements dans les infrastructures médicales et du développement des technologies périnatales. Les maternités kazakhstanaises bénéficient notamment d’une modernisation progressive de leurs équipements, tandis que l’accompagnement des femmes enceintes et des jeunes mères se renforce.
« Le Kazakhstan continue de réduire la mortalité des nouveau-nés et de renforcer son système de protection de la mère et de l’enfant », a indiqué le ministère de la Santé. Les autorités affirment également avoir atteint, avant l’échéance prévue, les objectifs de développement durable des Nations unies relatifs à la réduction de la mortalité des enfants.
Malgré ces résultats, la prise en charge des bébés les plus fragiles demeure un enjeu majeur. « La survie des nouveau-nés présentant un poids extrêmement faible à la naissance atteint aujourd’hui 57% », précise le ministère kazakhstanais de la Santé. Pour améliorer cet indicateur, les autorités souhaitent développer davantage les soins spécialisés, renouveler les équipements médicaux et renforcer les capacités des établissements hospitaliers. L’objectif est notamment d’améliorer la prise en charge des grands prématurés, dont la survie nécessite des interventions particulièrement adaptées.
Morts infantiles : le dépistage progresse au Kazakhstan
Les progrès concernent également la détection des anomalies avant la naissance. Dans le cadre du programme de santé maternelle Analar saulygy, des consultations spécialisées sur une journée ont été mises en place dans 22 « centres de protection du fœtus ». Ces structures utilisent des techniques modernes de diagnostic et de traitement intra-utérin. Les résultats annoncés sont encourageants. Le dépistage des malformations congénitales a progressé de 12%. Parallèlement, la mortalité infantile associée à ces anomalies a diminué de 15%. Cette évolution conforte les autorités dans leur volonté de renforcer la surveillance médicale dès les premières étapes de la grossesse.
Kazakhstan : de nouveaux établissements pour poursuivre la baisse
Le gouvernement prévoit désormais la construction de 16 nouveaux hôpitaux pédiatriques et centres périnataux. Cette expansion doit améliorer l’accès aux soins spécialisés dans les différentes régions du pays.
Quelques jours auparavant, le 16 octobre 2026, la ministre de la Santé, Akmaral Alnazarova, avait demandé un renforcement du suivi des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans. « Ce n’est pas à la femme de chercher un hôpital, mais au système de santé de lui assurer une prise en charge rapide », avait-elle déclaré, en insistant sur la continuité des soins et l’orientation des grossesses à risque.
Ces orientations s’inscrivent dans le programme national Enfants du Kazakhstan pour 2026-2030, qui prévoit 30 mesures. Les autorités entendent notamment renforcer les interventions d’urgence pédiatriques, prévenir les infections dans les centres périnataux et améliorer le suivi des familles après leur sortie de l’hôpital. Les centres scientifiques nationaux ont également été invités à présenter, sous deux semaines, des propositions pour renforcer la formation des personnels médicaux.
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