Le Centre de la civilisation islamique en Tachkent vient d’entrer dans le Guinness World Records grâce à un manuscrit exceptionnel du Coran. Une reconnaissance internationale qui consacre l’ambition culturelle de l’Ouzbékistan et met en lumière un projet scientifique et patrimonial d’envergure.
Un Centre de la civilisation islamique dans le Livre Guinness des records
Le Centre de la civilisation islamique de Tachkent, inauguré en grande pompe le 19 mars 2026, vient d’être inscrit dans le Livre Guinness des records. Le site, dédié à la préservation et à la diffusion du patrimoine islamique, s’est distingué grâce à un manuscrit monumental du Coran, reconnu comme le plus grand au monde. Cette reconnaissance internationale vient renforcer la visibilité du Centre de la civilisation islamique, un projet stratégique porté par les autorités ouzbèkes. Au-delà du record, il s’agit d’un symbole fort de la volonté du pays de s’imposer comme un acteur majeur de la valorisation de l’héritage islamique en Asie centrale.
Des représentants du Guinness World Records ont validé cette performance après examen du manuscrit exposé dans le centre. Il s’agit d’un record mondial, une distinction rare qui confère au projet une visibilité immédiate à l’échelle internationale.
Ce succès n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du Centre de la civilisation islamique un lieu emblématique. En effet, cette reconnaissance attire l’attention des chercheurs, des institutions culturelles et du grand public, renforçant ainsi l’attractivité du site.

© Президент Республики Узбекистан
Un projet culturel majeur pour le Livre Guinness des records
Le Centre de la civilisation islamique ne se limite pas à ce record. Il constitue un projet d’envergure nationale, pensé pour devenir un pôle de référence dans l’étude et la transmission du patrimoine islamique. Ce centre bénéficie du soutien direct des autorités ouzbèkes. Il s’agit de faire du site un hub international de recherche, d’éducation et de conservation des manuscrits anciens. Cette ambition s’inscrit dans une dynamique plus large de redécouverte et de valorisation de l’histoire intellectuelle de l’Asie centrale.
La construction du centre s’est inscrite dans la politique nationale de l’Ouzbékistan visant à promouvoir les grandes figures historiques et scientifiques du monde islamique. Ce projet dépasse donc la simple dimension culturelle pour devenir un outil de rayonnement diplomatique et identitaire.
Centre de la civilisation islamique : un pôle scientifique et patrimonial
Au cœur du projet, le Centre de la civilisation islamique ambitionne de réunir des ressources uniques. Le site regroupe des collections de manuscrits rares, des expositions interactives et des espaces dédiés à la recherche académique. Ces infrastructures visent à offrir une expérience immersive. D’un côté, elles permettent au grand public de découvrir l’histoire de la civilisation islamique. De l’autre, elles fournissent aux chercheurs un accès privilégié à des documents souvent difficiles à consulter.
Ainsi, le centre s’inscrit dans une double logique. Il est à la fois un musée moderne et un institut scientifique. Cette combinaison constitue l’un des atouts majeurs du projet, en phase avec les standards internationaux des grandes institutions culturelles.
Par ailleurs, la mise en valeur des manuscrits islamiques revêt une importance particulière dans une région historiquement marquée par des figures majeures du savoir, notamment dans les domaines de la théologie, des sciences et de la philosophie. Le centre entend ainsi reconnecter le présent avec cet héritage intellectuel.

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Livre Guinness des records et stratégie d’influence culturelle
L’entrée du Centre de la civilisation islamique dans le Livre Guinness des records dépasse le simple exploit symbolique. Elle participe à une stratégie d’influence culturelle soigneusement élaborée par l’Ouzbékistan.
En effet, ce type de reconnaissance internationale permet de renforcer l’image du pays sur la scène mondiale. Il s’agit d’un levier efficace pour attirer touristes, investisseurs et chercheurs. De plus, la médiatisation autour du record contribue à positionner Tachkent comme une capitale culturelle émergente.
Dans ce contexte, le choix de mettre en avant un manuscrit du Coran n’est pas anodin. Il reflète une volonté de valoriser un patrimoine religieux tout en l’inscrivant dans une démarche scientifique et universelle. Cette approche permet de toucher un public large, au-delà des frontières régionales.
Enfin, cette reconnaissance intervient à un moment clé, alors que l’Ouzbékistan multiplie les initiatives pour moderniser son image tout en s’appuyant sur son histoire. Le Centre de la civilisation islamique apparaît ainsi comme un projet pivot, à la croisée de la culture, de la recherche et de la diplomatie.
