Salaires au Kazakhstan : quels métiers offrent les rémunérations les plus élevées ?
Salaires au Kazakhstan : quels métiers offrent les rémunérations les plus élevées ?

Les salaires proposés au Kazakhstan ont continué de progresser au deuxième trimestre 2026, même si les écarts restent importants selon les métiers et les villes. La dernière étude en date du portain de recrutement HeadHunter révèle quelles professions offrent les rémunérations les plus élevées, les secteurs en plein essor ainsi que les régions où les employeurs revoient leurs offres à la hausse.

Kazakhstan : le salaire médian proposé aux candidats est de 510 euros par mois

Le marché de l’emploi kazakhstanais continue d’afficher une progression des salaires, malgré un contexte marqué par une concurrence plus forte entre les candidats, apprend-on de la dernière étude réalisé par la plateforme de recrutement HeadHunter Kazakhstan. D’après cette étude, le salaire médian proposé sur www.hh.kz atteint 321.852 tenges, soit environ 510 euros selon le taux de change actuel, en progression de 4,7% par rapport à la même période de 2025. Contrairement à un salaire moyen, la médiane correspond au niveau de rémunération qui partage les offres d’emploi en deux groupes égaux : la moitié des postes affichent un salaire supérieur, l’autre moitié un salaire inférieur. Cet indicateur permet ainsi de mieux refléter la réalité du marché en limitant l’influence des rémunérations exceptionnellement élevées ou faibles.

Salaires au Kazakhstan : Astana et Almaty restent en tête des grandes villes

Sans surprise, Astana et Almaty demeurent les deux villes où les employeurs proposent les salaires les plus élevés du pays. Dans la capitale, le salaire médian atteint 342.320 tenges, soit près de 540 euros, tandis qu’à Almaty il s’élève à 342.139 tenges, également autour de 540 euros. Toutefois, ces deux métropoles constituent une exception dans le paysage national puisqu’elles enregistrent également un léger recul des rémunérations proposées sur un an. Les offres reculent ainsi de 0,8% à Astana et de 1,2% à Almaty.

La tendance est différente dans la plupart des autres grandes agglomérations du Kazakhstan. Aktobe enregistre la plus forte progression annuelle parmi les principales villes du pays avec une hausse de 8,5%, portant le salaire médian à 274.937 tenges, soit environ 435 euros, selon HeadHunter. Kostanaï suit avec une progression de 5,6 % jusqu’à 290.455 tenges, devant Chimkent où les employeurs proposent désormais 300.855 tenges en médiane, en hausse de 4 %. Taraz affiche également une évolution positive de 3,8%, tandis que Pavlodar, Karaganda, Öskemen et Semey enregistrent toutes des augmentations plus modestes, comprises entre 1% et 2,9%. Ces chiffres illustrent un rééquilibrage progressif du marché de l’emploi au profit de plusieurs centres économiques régionaux, même si Astana et Almaty conservent une nette avance en matière de rémunération.

 

 

Salaires au Kazakhstan : les métiers les mieux rémunérés restent ceux du management

L’étude de HeadHunter montre que les écarts de salaires demeurent particulièrement marqués selon les métiers. Les fonctions de direction arrivent une nouvelle fois largement en tête. Les postes relevant du management supérieur et intermédiaire affichent un salaire médian de 545.179 tenges, soit environ 865 euros, ce qui en fait la catégorie la mieux rémunérée du marché kazakhstanais. Cette position s’accompagne toutefois d’une baisse de 8,6% sur un an, signe que les entreprises revoient progressivement leurs niveaux de rémunération pour ces profils.

Derrière les cadres dirigeants figurent plusieurs secteurs où les compétences spécialisées restent très recherchées. Les professionnels de l’automobile se voient proposer un salaire médian de 432.878 tenges, soit près de 685 euros, devant les spécialistes de la stratégie, de l’investissement et du conseil avec 427.268 tenges, environ 680 euros. Les métiers du marketing, de la publicité et des relations publiques complètent ce groupe de tête avec une rémunération médiane de 400.680 tenges, soit près de 635 euros. Néanmoins, ces trois domaines connaissent eux aussi un recul des rémunérations proposées par rapport au deuxième trimestre 2025, respectivement de 4,3%, 5% et 2,1%.

D’autres professions continuent d’offrir des niveaux de rémunération supérieurs à la moyenne nationale. Les emplois liés aux clubs sportifs, aux centres de fitness et aux instituts de beauté atteignent un salaire médian de 399.884 tenges, soit environ 635 euros, après une hausse annuelle de 4,4%. Les juristes bénéficient d’une rémunération médiane de 375.384 tenges, tandis que les spécialistes de l’extraction des matières premières perçoivent 371.060 tenges. L’agriculture figure également parmi les secteurs les mieux rémunérés avec une médiane de 361.238 tenges. Les secteurs de la construction et de l’immobilier, des technologies de l’information, de la vente et de la relation client ainsi que de la finance et de la comptabilité affichent eux aussi des salaires supérieurs à la médiane nationale.

L’étude met également en évidence les activités où les rémunérations progressent le plus rapidement. L’assurance se distingue avec une hausse annuelle de 10,4%, portant le salaire médian à 298.841 tenges, soit près de 475 euros. L’enseignement suit avec une augmentation de 9%, à 274.903 tenges, alors que les professions juridiques enregistrent une progression de 7,2%. À l’inverse, les secteurs du commerce de détail et de la sécurité demeurent les moins rémunérateurs du pays. Les employeurs y proposent respectivement un salaire médian de 262.167 tenges, soit environ 415 euros, et de 203.142 tenges, soit près de 320 euros.

Parallèlement à cette évolution des salaires, HeadHunter observe une transformation plus large du marché du travail kazakh. Au deuxième trimestre 2026, plus de 118.000 offres d’emploi étaient publiées sur www.hh.kz, soit une baisse de 15,5% sur un an. Dans le même temps, le nombre de CV actifs a progressé de 11,1% pour atteindre 1,9 million. Cette évolution porte l’indice de concurrence à 15,9 candidats par offre d’emploi, en hausse de 31,4% par rapport à l’année précédente. Autrement dit, malgré une progression globale des rémunérations proposées, les candidats doivent désormais faire face à un marché plus concurrentiel, où la spécialisation des métiers et la localisation géographique continuent de jouer un rôle déterminant dans le niveau des salaires.

Illustration www.magnific.com.

Par Rodion Zolkin
Le 08/06/2026

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