Trip.com présente sa sélection de destinations en Asie centrale à travers un guide de 25 lieux publié dans Trip Moments. De Samarcande aux hauts plateaux du Pamir, du lac Issyk-Koul au cratère de Darvaza, cette mise en avant raconte surtout une région qui conjugue Route de la soie, immensités montagneuses, cultures nomades et capitales en transformation, au moment où l’intérêt touristique pour les cinq pays d’Asie centrale progresse nettement.
Trip.com présente sa sélection de destinations en Asie centrale : Ouzbékistan et Kazakhstan
Trip.com présente sa sélection de destinations en Asie centrale autour de cinq pays, avec cinq lieux pour chacun : Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan et Turkménistan.
Trip.com est l’une des plateformes du groupe international Trip.com Group, qui réunit également Ctrip, Skyscanner et Qunar. Fondé en 1999, le groupe opère des services numériques de réservation et d’information touristique. Sa puissance de distribution donne une visibilité mondiale aux contenus de voyage publiés dans son écosystème.
En Ouzbékistan, le guide commence par les grands classiques. Samarcande apparaît avec le Régistan et Shah-i-Zinda, deux ensembles qui incarnent immédiatement l’imaginaire monumental de l’ancienne Route de la soie. Boukhara vient ensuite avec son centre ancien, ses mosquées, ses madrasas et ses coupoles marchandes. À Khiva, l’attention se concentre sur Itchan Kala, la ville intérieure fortifiée. Tachkent offre un contraste plus contemporain grâce à ses musées, marchés, parcs et stations de métro, tandis que le bazar Chorsu ramène le voyage vers les épices, les produits frais et la vie quotidienne.

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Au Kazakhstan, la sélection change complètement d’échelle. Almaty sert de porte d’entrée urbaine vers les montagnes, tandis que le canyon de Charyn introduit des paysages minéraux spectaculaires. Les lacs Kolsai et le Grand lac d’Almaty prolongent ce registre de haute montagne. Astana, enfin, représente la facette architecturale et métropolitaine du pays. L’ensemble forme une destination où nature et villes modernes ne sont plus présentées comme deux produits séparés, mais comme les étapes possibles d’un même voyage.
Cette orientation correspond à la politique touristique actuellement défendue par le Kazakhstan. « Aujourd’hui, les touristes recherchent de plus en plus des expériences uniques : nature, culture et itinéraires actifs », a déclaré Miras Tulebayev, vice-ministre du Tourisme et des Sports. L’Adventure Travel Trade Association estime d’ailleurs que 67% des voyageurs internationaux sont ouverts au tourisme d’aventure. Le Kazakhstan cherche précisément à transformer ses canyons, montagnes et steppes en produits plus facilement accessibles et commercialisables.

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Kirghizstan et Tadjikistan, les grands espaces
Au Kirghizstan, les cinq étapes sont presque entièrement tournées vers le plein air. Le lac Issyk-Koul constitue l’un des grands repères du pays. Le parc national d’Ala Archa rapproche la haute montagne de Bichkek, tandis que Song-Koul renvoie aux paysages d’altitude et à l’univers pastoral. Karakol joue le rôle de point d’appui pour explorer la montagne. Jeti-Ögüz ferme la sélection avec ses formations rocheuses rouges.
L’actualité renforce cette visibilité. Du 31 août au 6 septembre 2026, le Kirghizstan accueille la sixième édition des Jeux mondiaux nomades. Plus de 3.000 athlètes venus de 109 pays y participent, avec une grande partie des manifestations organisées dans la région d’Issyk-Koul. Le tourisme kirghiz dispose ainsi d’un récit facilement identifiable : montagnes, chevaux, traditions et grands espaces.
Le Tadjikistan pousse encore plus loin cette logique d’altitude. Les montagnes du Pamir ouvrent la sélection, suivies des monts Fann et du lac Iskanderkul. Douchanbé apporte la respiration urbaine, avec ses espaces verts et ses sites culturels, avant la vallée du Wakhan, territoire reculé associé aux routes historiques et aux paysages de haute montagne. Ces lieux sont susceptibles de séduire les voyageurs recherchant des expériences éloignées du tourisme de masse.
Cette promesse d’isolement a cependant son envers. Le voyage dans certaines zones du Tadjikistan exige encore des formalités spécifiques. La région autonome du Gorno-Badakhchan, qui couvre une grande partie de l’est du pays, nécessite un permis supplémentaire même pour certains voyageurs pouvant entrer dans le pays sans visa. Pour les professionnels du tourisme régional, l’enjeu consiste donc à conserver ce caractère d’aventure tout en réduisant les obstacles administratifs qui compliquent les circuits traversant plusieurs frontières.
Destinations en Asie centrale : le Turkménistan à part
Le Turkménistan constitue le volet le plus atypique du guide. Achgabat ouvre la série, avant le cratère gazier de Darvaza. Viennent ensuite l’ancienne Merv, étape patrimoniale liée aux grandes routes historiques, le canyon de Yangykala et Köýtendag. Cette combinaison associe capitale, archéologie et paysages désertiques ou montagneux. Elle différencie nettement le pays des itinéraires plus facilement commercialisés en Ouzbékistan ou au Kazakhstan.
Mais, dans les faits, le Turkménistan demeure difficile à visiter, malgré l’évolution de la politique touristique amorcée en 2025. Des restrictions de déplacement et de photographie continuent d’être signalées, tandis que les professionnels du secteur interrogés par le média n’avaient pas encore constaté d’augmentation manifeste du nombre de visiteurs depuis ces changements. Le contraste est saisissant : le potentiel d’un tourisme hors des sentiers battus est évident, mais son développement dépend fortement des conditions d’entrée.
Cette singularité contribue pourtant à l’intérêt du parcours proposé. Les cinq pays ne vendent pas la même expérience. L’Ouzbékistan s’appuie fortement sur les villes historiques ; le Kazakhstan combine métropoles et nature ; le Kirghizstan et le Tadjikistan privilégient les montagnes ; le Turkménistan se positionne de fait comme la destination la plus rare et la plus difficile à intégrer dans un circuit régional. La sélection fonctionne ainsi davantage comme un éventail de voyages possibles que comme un palmarès uniforme.
Pourquoi l’Asie centrale attire davantage de touristes
Les indicateurs régionaux montrent que cet intérêt dépasse les tendances éditoriales des plateformes de réservation. D’après les données du World Travel and Tourism Council, la contribution totale du voyage et du tourisme à l’économie de l’Asie centrale a triplé entre 2020 et 2025. Le niveau de départ restait faible après la pandémie, mais l’accélération éclaire la multiplication actuelle des projets touristiques, des événements internationaux et des politiques de simplification des déplacements.
Les comportements observés par Trip.com à l’échelle mondiale vont dans la même direction, celle de voyages plus personnalisés et davantage orientés vers l’expérience. Les recherches de billets en première classe et classe affaires ont progressé de 99% sur un an au premier semestre 2026, tandis que celles concernant les hôtels cinq étoiles ont augmenté de 57%. Surtout, Trip.com observe un bond de 600% des réservations de circuits personnalisés.

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Reste la question des frontières. Pour un voyageur venant de loin, combiner Samarcande, les montagnes kirghizes, le Pamir ou Almaty au cours d’un seul séjour peut être plus attractif que de visiter un seul pays. L’Ouzbékistan défend d’ailleurs un projet de « Circuit touristique d’Asie centrale » et développe avec le Kirghizstan des itinéraires communs. « Cela renforcera l’intégration économique, sociale et culturelle de l’Asie centrale et facilitera des passages frontaliers sûrs », a déclaré fin août 2026 Eduard Kubatov, directeur de l’agence kirghize de développement touristique. C’est probablement là que se joue la prochaine étape : transformer cinq destinations nationales très différentes en un espace touristique plus facile à parcourir.
