Route de la Soie : nouveau train touristique KeruenExpress vs Jibek Joly, quel itinéraire choisir ?
KeruenExpress

Un nouveau train touristique baptisé KeruenExpress vient d’entrer en service au Kazakhstan. Son itinéraire de six jours, ses haltes culturelles et ses tarifs attirent l’attention, d’autant qu’il rivalise directement avec le célèbre Jibek Joly.

Un itinéraire inédit au cœur du patrimoine

Le 26 août 2025, le KeruenExpress a quitté la gare d’Almaty-2 pour son premier voyage. Ce train touristique propose une odyssée de six jours le long de la Route de la Soie, reliant Turkestan, Samarcande, Boukhara et Tachkent, avant de revenir à son point de départ. Cette nouveauté vient enrichir l’offre touristique ferroviaire d’Asie centrale, déjà marquée par le succès du Jibek Joly.

Le KeruenExpress mise sur un programme dense et varié. À Turkestan, les voyageurs découvrent le mausolée de Khodja Ahmed Yasavi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, un éthno-village et le musée « Uly Dala Eli ». À Samarcande, le train s’arrête face au majestueux Registan, aux madrasas de Oulough-Bek, Sherdor et Tillya-Kari, avant d’ouvrir la voie vers le mausolée d’Amir Timur et le grand bazar. Boukhara dévoile ses trésors médiévaux, citadelle Ark et place Poi-Kalon en tête, tandis qu’à Tachkent, place Mustakillik, mosquée Minor et bazar Chorsu combinent histoire et vie quotidienne.

Le confort à bord accompagne ce parcours. Le train dispose d’un wagon-restaurant et de quatre voitures passagers équipées de sanitaires et d’une douche, une attention rare pour ce type de trajet en Asie centrale. L’hébergement se partage entre les nuits à bord et une nuit d’hôtel à Samarcande, les repas et visites guidées étant inclus dans le forfait.

Tarifs : KeruenExpress contre Jibek Joly

Sur le plan financier, le KeruenExpress cherche à séduire un public large. Le prix adulte démarre à 500 euros, tandis que les enfants de 3 à 14 ans paient 420 euros. Les tout-petits voyagent pour 10 euros, sans siège ni repas.

KeruenExpress

Le Jibek Joly, son principal concurrent, reste un cran en dessous en termes de durée. Son circuit classique s’étend sur cinq jours, incluant Otrar et Taraz, avec les tarifs suivants relevés lors des éditions précédentes : 420 euros pour un adulte, 300 euros pour un enfant de moins de 15 ans. La dernière édition du « Jibek Joly », de huit jours, plus exclusive, affichait des prix nettement plus élevés : 540 euros pour un adulte, 415 euros pour un enfant, et jusqu’à 745 euros pour une cabine deux places en catégorie luxe.

Ainsi, le KeruenExpress apparaît comme une alternative au bon rapport qualité-prix, tandis que le Jibek Joly capitalise sur sa notoriété et ses prestations haut de gamme.

Une immersion culturelle mise en avant

Si le KeruenExpress parie sur un programme tout compris — repas, visites, guides, transferts, entrées aux monuments —, le Jibek Joly privilégie un modèle mêlant tradition et options culturelles payantes. Ses précédentes éditions proposaient par exemple un spectacle de folklore kazakh et ouzbek, un bain traditionnel à Samarcande pour 3 €, un atelier de boulangerie à 8 €, ou encore une représentation de théâtre volant pour moins de 2 €. Autant d’expériences qui complètent le voyage, mais qui ne sont pas incluses dans le tarif initial.

Les deux trains répondent finalement à deux visions du tourisme ferroviaire. Le KeruenExpress, avec ses tarifs transparents et son itinéraire condensé, séduit les voyageurs en quête d’efficacité et de confort. Le Jibek Joly, en revanche, conserve une image de train mythique, jouant sur l’exclusivité et les expériences culturelles sur mesure.

Par Rodion Zolkin
Le 08/27/2025

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