Kazakhstan : vers une révolution du système d’évaluation de l’invalidité grâce à l’expertise en ligne
personnes handicapées

 

Le Kazakhstan met en place un projet pilote innovant visant à simplifier le processus d’établissement de l’invalidité grâce à un mécanisme en ligne. Cette réforme promet d’accélérer le traitement des demandes et de lutter contre la corruption. Un registre d’experts indépendants garantira l’objectivité de l’expertise médicale.

Un mécanisme d’expertise dématérialisée pour plus d’efficacité

Le ministère du Travail et de la Protection sociale du Kazakhstan, en collaboration avec le ministère de la Santé et le ministère du Développement numérique, a mis sur pied un projet pilote permettant l’évaluation de l’invalidité à distance. Ce nouveau système, qui repose sur l’utilisation de plateformes numériques, vise à remplacer le modèle traditionnel où trois experts devaient examiner les dossiers médicaux. Désormais, un seul expert sera nécessaire, réduisant ainsi le délai de traitement de trois jours à une seule journée.

Cette procédure concerne, dans un premier temps, trois types de pathologies : l’amputation de membres, la trisomie 21 et le mucopolysaccharidose chez les enfants. L’objectif est de simplifier les démarches pour les citoyens tout en éliminant les risques de corruption grâce à la numérisation des dossiers. Le nouveau système garantit également la neutralité des experts puisque les dossiers sont anonymisés et envoyés à des experts situés hors de la région d’origine du patient.

Réduction des délais et transparence renforcée

L’un des principaux avantages de ce nouveau mécanisme est la réduction des délais de traitement. Grâce à l’automatisation des processus et à l’utilisation des systèmes d’information, les citoyens recevront une réponse plus rapide à leurs demandes d’évaluation d’invalidité. En 2024, près de 37,4% des demandes ont été traitées en ligne, contre 30,4% en 2023, preuve de l’efficacité de cette solution. Les bénéficiaires reçoivent leurs allocations de manière proactive, sans avoir besoin de multiplier les démarches administratives.

Le système prévoit également la création d’un registre national des experts indépendants de la médecine sociale. Ces experts, sélectionnés à partir de critères rigoureux, tels que l’expérience professionnelle et les qualifications spécifiques, seront responsables de l’évaluation des dossiers. Un concours et un test de qualification en matière d’expertise médico-sociale garantiront leur compétence. L’anonymat et l’absence de contact direct avec le patient éliminent tout risque de favoritisme ou d’interventions extérieures.

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