Chômage : 30,3% des demandeurs d’emploi ont pu être placés
Près de 1.500 Ouzbeks ont découvert au premier semestre 2026 qu'ils étaient officiellement déclarés en emploi sans jamais avoir travaillé pour les entreprises concernées. Cette affaire, qui met en lumière des pratiques frauduleuses, a conduit les autorités à sanctionner des dizaines d'employeurs et à renforcer la lutte contre les embauches fictives. Une vague de découvertes qui révèle un vaste problème d'emploi en Ouzbékistan Au cours du premier semestre 2026, les autorités ouzbèkes ont enregistré un phénomène aussi inhabituel qu'inquiétant. Au total, 1.495 personnes ont contacté l'Inspection nationale du travail après avoir découvert qu'elles figuraient officiellement comme salariées d'entreprises où elles n'avaient pourtant jamais exercé la moindre activité. Selon les informations communiquées par l'Inspection nationale du travail, ces personnes ignoraient totalement que leur identité avait été utilisée pour créer une relation de travail fictive. Les investigations menées à la suite de ces signalements ont rapidement confirmé que le phénomène ne relevait pas d'erreurs administratives isolées. Les contrôles ont établi que de nombreuses entreprises avaient enregistré des salariés sans leur accord, en utilisant leurs données personnelles. Les autorités ont ainsi engagé des procédures administratives et pénales contre les responsables de 143 entreprises et organisations toujours en activité. Parallèlement, 56 autres sociétés ont reçu des injonctions écrites leur imposant de mettre immédiatement fin aux irrégularités constatées. L'enquête a également montré que certains des employeurs mentionnés dans les plaintes avaient déjà cessé leurs activités. Dans ces situations, les inspecteurs ont procédé à la suppression manuelle des informations erronées enregistrées dans le Système national unifié du travail. Ces corrections concernent principalement des inscriptions réalisées entre 2020 et 2025, permettant ainsi de rétablir les droits professionnels des personnes concernées. Emploi, embauche et aides sociales : l'histoire d'une femme devenue symbole Si les statistiques illustrent l'ampleur du phénomène, un cas particulier a profondément marqué l'opinion publique ouzbèke. Quelques jours avant la publication du bilan officiel, plusieurs médias avaient révélé l'histoire d'une habitante de la région d'Andijan, atteinte d'un handicap de premier groupe et élevant seule sa fille mineure. Cette femme a découvert qu'elle apparaissait officiellement comme employée dans un atelier de confection alors qu'elle n'y avait jamais travaillé. Son identité avait été utilisée sans son autorisation afin de créer un contrat de travail fictif. Cette fausse embauche a eu des conséquences particulièrement lourdes : considérée comme disposant désormais d'un emploi, elle a été radiée du registre des familles à faibles revenus et a perdu les aides sociales auxquelles elle pouvait prétendre. Cette affaire a suscité une vive émotion en Ouzbékistan. Des économistes, des spécialistes du droit du travail et plusieurs observateurs ont dénoncé une utilisation illégale des données personnelles de citoyens vulnérables afin d'améliorer artificiellement les statistiques de l'emploi ou de répondre à certains objectifs administratifs. L'affaire a rapidement dépassé le simple cadre individuel pour devenir un symbole des dérives possibles liées aux enregistrements frauduleux de contrats de travail. Face à cette mobilisation, le ministère de l'Emploi et de la Réduction de la pauvreté a intensifié les vérifications réalisées par l'Inspection nationale du travail. Chaque signalement fait désormais l'objet d'un examen individuel conformément à la législation en vigueur, avant que les autorités décident des suites administratives ou judiciaires à engager contre les employeurs concernés. Contrôles renforcés et nouveaux outils pour empêcher l'emploi fictif en Ouzbékistan Pour éviter que de nouveaux cas similaires apparaissent, les autorités ouzbèkes misent désormais sur un contrôle plus étroit des données liées à l'emploi. L'Inspection nationale du travail rappelle que chaque citoyen peut vérifier les informations enregistrées à son nom dans les systèmes officiels et signaler toute anomalie détectée. Les personnes qui découvrent une embauche réalisée sans leur accord peuvent transmettre leur plainte via le numéro court 1176 ou par l'intermédiaire du bot Telegram officiel de l'administration compétente. Cette évolution traduit une volonté de renforcer la transparence du marché du travail. Jusqu'à présent, certains citoyens ne découvraient l'existence d'un contrat fictif qu'à l'occasion d'une demande d'aide sociale, d'une démarche administrative ou d'une vérification de leur historique professionnel. Désormais, les autorités encouragent une surveillance régulière des informations personnelles liées à l'emploi afin de détecter rapidement les irrégularités. Le phénomène pose également la question de la fiabilité des données utilisées pour mesurer l'activité économique et sociale du pays. Un emploi enregistré officiellement peut influencer plusieurs indicateurs : situation professionnelle, accès à certaines prestations publiques, calcul des périodes d'activité ou encore évaluation des besoins sociaux d'une population. Lorsqu'une embauche est fictive, ces informations peuvent produire une image déformée de la réalité du marché du travail. Dans ce contexte, les autorités cherchent à responsabiliser davantage les employeurs. Les sanctions engagées contre les dirigeants de 143 entreprises montrent que les pratiques consistant à enregistrer des salariés sans leur consentement sont désormais considérées comme une infraction grave. Les entreprises qui ne corrigent pas leurs déclarations peuvent faire face à des procédures administratives, voire pénales, selon la nature des violations constatées. Ouzbékistan : l'embauche fictive au cœur d'un chantier de protection des travailleurs Cette affaire intervient alors que l'Ouzbékistan poursuit une transformation importante de son système de relations professionnelles. Le pays cherche depuis plusieurs années à moderniser son administration du travail, à formaliser davantage les emplois et à améliorer la protection juridique des salariés. Les autorités considèrent que la lutte contre les pratiques frauduleuses constitue une étape nécessaire pour renforcer la confiance entre travailleurs, entreprises et institutions publiques. Une nouvelle étape a notamment été franchie avec l'adoption de la loi n° ZRU-1150 du 11 juin 2026, qui renforce certaines garanties liées aux droits des travailleurs et élargit les capacités de contrôle dans le domaine social et professionnel. Selon le texte publié par les sources juridiques ouzbèkes, cette réforme vise à améliorer les mécanismes de protection des citoyens et à consolider les outils permettant de faire respecter la législation du travail. Le développement des services numériques joue également un rôle central dans cette stratégie. Grâce aux bases de données nationales liées à l'emploi, les autorités peuvent désormais comparer plus rapidement les informations déclarées par les entreprises avec les réclamations déposées par les citoyens. Cette numérisation facilite l'identification des incohérences et permet une intervention plus rapide des services de contrôle. Cependant, l'affaire des près de 1.500 emplois fictifs rappelle que la modernisation administrative doit s'accompagner d'une vigilance constante. Les systèmes numériques peuvent améliorer la détection des anomalies, mais ils nécessitent aussi des mécanismes efficaces de protection des données personnelles et de contrôle des entreprises qui les utilisent. Pour les citoyens concernés, l'enjeu dépasse la simple correction d'une erreur administrative. Une fausse embauche peut avoir des conséquences concrètes sur leur quotidien : perte d'un soutien social, difficultés lors de démarches officielles ou complications dans la constitution d'un parcours professionnel réel. C'est précisément pour éviter ces situations que les autorités encouragent désormais les habitants à vérifier leurs informations professionnelles et à signaler rapidement toute inscription suspecte

100.100 demandeurs d’emploi ont pu être placés au Kazakhstan en janvier-juin 2023, soit 30,3% de tous les demandeurs d’emploi inscrits à la Bourse du travail électronique.

Le métier qui paie le plus au Kazakhstan est ingénieur-hydrologue

En juillet 2023, la demande la plus forte de la part des employeurs a été observée dans le domaine de l’enseignement scolaire (7.000 postes vacants) et de l’agriculture (6.100 postes vacants). C’est aux ingénieurs-hydrologues que les employeurs ont proposé les salaires les plus élevés (à partir de 800.000 tenges), suivis des architectes logiciels (à partir de 750.000 tenges) et les chefs de département dans l’industrie (à partir de 696.000 tenges).

Côté demandeurs d’emploi, les salaires les plus élevés étaient demandés par les conducteurs de locomotives à vapeur (à partir de 1,7 million de tenges), suivis des directeurs d’entreprises commerciales (à partir de 1,6 million de tenges) et les ingénieurs des mines (à partir de 900.000 tenges).

Les demandeurs d’emploi se précipitent pour déposer leurs CVs électroniques, les employeurs ne suivent pas

Les centres de mobilité de la main-d’œuvre, et leur pendant numérique, la Bourse du travail électronique, sont des outils qui connaissent une forte popularité parmi les demandeurs d’emploi kazakhs. Au total, 330.700 candidats se sont inscrits à la Bourse du travail électronique au cours du premier semestre 2023. Le plus grand nombre d’entre eux se trouvait dans la région du Turkestan (76.300), la région de Kyzylorda (28.300) et la région de Zhambyl (23.100). Le nombre de demandeurs d’emploi le moins élevé était comptabilisé dans la région d’Ulytau (3.300), la région d’Akmola (5.300 et la région du Nord-Kazakhstan (6.500).

Preuve de la popularité soudaine du service public de l’emploi, en juillet 2023, mois du lancement des centres de mobilité de la main d’œuvre, le nombre d’offres d’emploi a augmenté de 9% par rapport à juin 2023, tandis que le nombre de CV déposés a augmenté de 71,4%. La forte augmentation du nombre de CV a provoqué un grave déséquilibre entre l’offre et la demande, en particulier en province. Ainsi, par exemple, à Shymkent, pour juillet 2023, 2.700 offres d’emploi ont été publiées pour 7.200 CV déposés. Dans la région de Mangistau, on comptait 6.200 CV pour 2.200 offres d’emploi. Enfin, dans la région de Kyzylorda on comptait 5.900 CV pour 2.300 offres d’emploi.

Illustration par Freepik

Par admin2996
Le 09/04/2023

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