Fouilles archéologiques : 30 ans d’engagement du CNRS au Turkménistan
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Le 30ème anniversaire de la coopération archéologique entre la France et le Turkménistan a été marqué par un colloque scientifique tenu au Musée de l’Homme, à Paris. Cet événement souligne l’importance des découvertes partagées et la profondeur des liens culturels entre les deux nations.

La découverte du site archéologique de Geokchik-depe, une prouesse française

La coopération archéologique turkméno-française, initiée en 1994, a permis de profonds échanges culturels et scientifiques entre les deux pays. Fondée sur un accord entre, côté français, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), et côté turkmène, l’Académie des Sciences du Turkménistan, cette collaboration a démarré ses premières fouilles à Ulug-Depe. Olivier Lecomte, éminent archéologue français, a joué un rôle clé dans cette initiative, mettant en lumière les sites archéologiques comme Geokchik-depe, qui remonte à la moitié du deuxième millénaire avant notre ère.

Les efforts conjoints ont notamment porté sur la conservation et la restauration des sites, ainsi que sur l’étude des couches culturelles qui révèlent les complexités des anciennes civilisations d’Asie centrale. Les fouilles à Ulug-Depe, en particulier, ont permis de découvrir des artefacts et des structures qui attestent de l’ingéniosité des systèmes d’irrigation et de l’organisation sociale de l’époque.

Une exposition sur Magtymguly Fragi au siège de l’UNESCO

Au-delà des fouilles, cette coopération a renforcé les liens à travers diverses manifestations culturelles. La célébration du 30ème anniversaire à Paris a inclus une exposition sur Magtymguly Fragi et l’héritage culturel du Turkménistan au siège de l’UNESCO, à Paris, illustrant l’engagement des deux nations en faveur de la diplomatie culturelle. Cette exposition a non seulement mis en avant des œuvres littéraires et artistiques, mais a aussi été un lieu d’échange et d’apprentissage pour les deux peuples.

La collaboration s’est étendue à la conservation des découvertes, avec la création d’une laboratoire à Dushak financé par le Fond Leon Levy, équipé pour la restauration des objets découverts. Cet espace sert également de centre de formation pour les restaurateurs turkmènes, renforçant ainsi les compétences locales en matière de préservation du patrimoine.

En résumé, les trois décennies de coopération archéologique turkméno-française ne sont pas seulement une fenêtre sur le passé, mais aussi un pont vers un avenir partagé, enrichi par le respect mutuel et l’échange continu entre les deux cultures.

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