L’Ouzbékistan prévoit la privatisation de trois grandes banques

L’Ouzbékistan prévoit de privatiser trois grandes banques d’ici 2025. Cette initiative vise à porter la part des institutions financières non gouvernementales à 60%.

Le secteur bancaire ouzbek devrait devenir privé à 60%

Dans le cadre de sa politique de réformes économiques, l’Ouzbékistan s’engage dans un programme ambitieux de privatisation de son secteur bancaire. Selon un rapport de Fitch concernant le secteur bancaire ouzbek, consulté par le média Kursiv, les autorités ouzbèkes ont l’intention de vendre trois banques stratégiques à des investisseurs étrangers d’ici fin 2025. Cette démarche devrait porter la part des banques n’appartenant pas à l’État à 60%, contre 32% à la fin de 2023 et seulement 19% en 2019.

La privatisation des banques ouzbèkes est une initiative clé pour dynamiser le marché financier du pays et attirer des investissements étrangers. Néanmoins, ce processus semble prendre plus de temps que prévu. Initialement, «Uzpromstroybank» et «Asakabank» devaient être privatisés en 2023. Toutefois, la vente d’«Uzpromstroybank» a été reportée à fin 2024, tandis que celle d’«Asakabank» est désormais prévue pour la fin de 2025. Selon Pavel Kaptel, directeur adjoint chez Fitch Ratings pour les institutions financières, ces retards sont dus à un travail de préparation préalable à la vente des institutions, une étape cruciale pour garantir leur attractivité pour les investisseurs potentiels.

Accroître la compétitivité des banques ouzbèles sur le marché mondial

Les banques en question, traditionnellement concentrées sur le financement des entreprises privées et publiques, sont en train de diversifier leurs modèles d’affaires pour inclure les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que le secteur de la vente au détail. Cette transition vers un modèle plus diversifié est essentielle pour accroître leur compétitivité sur le marché international et attirer des investissements stratégiques en provenance de l’étranger.

Ces réformes bancaires reflètent l’engagement de l’Ouzbékistan à moderniser son économie et à s’intégrer davantage dans l’économie mondiale. Elles représentent non seulement un tournant pour le secteur financier du pays mais aussi un signal fort aux investisseurs internationaux sur le potentiel de croissance et de développement de l’Ouzbékistan. La réussite de ces privatisations pourrait servir de modèle pour d’autres réformes économiques dans la région.

Newsletter

Pour rester informé des actualités de l’Asie centrale