Forum d’affaires France-Kazakhstan : voici les déclarations de Kassym-Jomart Tokaïev
Forum d’affaires France-Kazakhstan

Lors de l’inauguration du Forum d’affaires France-Kazakhstan, le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a souligné la convergence des intérêts des deux pays en matière d’énergies « vertes », la volonté du Kazakhstan d’être un fournisseur fiable de métaux rares et l’intégration du Corridor de Transport Transcaspien dans les voies d’approvisionnement des pays européens.

Voici ce qu’a déclaré Kassym-Jomart Tokaïev lors de l’inauguration du Forum.

Sur les relations économiques France-Kazakhstan :

« Malgré les troubles géopolitiques, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a augmenté de 30 % l’année dernière, atteignant 4 milliards de dollars. Cette tendance positive se poursuit cette année. La France est l’un des plus grands investisseurs internationaux dans notre économie, ayant investi près de 19 milliards de dollars. Au cours des six premiers mois de cette année, nous avons enregistré une croissance impressionnante de 50 % des investissements directs étrangers au Kazakhstan par des partenaires français. C’est la preuve d’une grande confiance dans notre pays. »

Sur l’uranium, l’éolien et l’hydrogène :

« Le Kazakhstan est le premier producteur mondial d’uranium et fournit plus d’un quart du combustible nucléaire consommé en Europe. L’énergie nucléaire représentant 63% du secteur énergétique français, le potentiel de coopération est énorme. Nos intérêts convergent également vers un avenir sans carbone. Tout comme la France, le Kazakhstan est un pionnier régional dans ce domaine. En ce qui concerne les énergies renouvelables, de plus en plus de grands acteurs internationaux viennent au Kazakhstan pour mettre en œuvre de grands projets éoliens, solaires et hydroélectriques. L’un de ces projets est l’investissement de 1,3 milliard de dollars de la société française Total Energies dans la création d’un parc éolien de 1 GW. Il existe également un énorme potentiel dans le domaine de l’hydrogène « vert ». Si le projet est mis en œuvre avec succès, le Kazakhstan pourrait devenir l’un des dix plus grands exportateurs. Nous sommes impatients de poursuivre notre coopération dans ce secteur vital, qu’il s’agisse de production, de transfert de technologie ou d’expertise. »

Sur les métaux rares :

« À mesure que la révolution technologique mondiale progressera, la demande de métaux rares augmentera de manière exponentielle. Globalement, on s’attend à ce que la demande quadruple d’ici 2040 et à ce que les besoins en lithium soient multipliés par 10. Le Kazakhstan, qui possède environ 5 000 gisements non découverts d’une valeur de plus de 46 000 milliards de dollars, peut être un partenaire fiable pour le développement conjoint de ce créneau. Aujourd’hui, nous produisons déjà 16 des 30 terres rares nécessaires à l’économie de l’UE et répondons à 70 % de la demande du marché européen en phosphore. Nous disposons de gisements de neuf autres matières premières qui peuvent être développées avec les investissements nécessaires. Nous invitons les entreprises françaises à se joindre à ce partenariat mutuellement bénéfique. »

Sur le Corridor de Transport Transcaspien, ou « Corridor du Milieu » :

« C’est non seulement la route la plus courte, mais aussi la plus viable pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement entre l’Europe et l’Asie. Compte tenu de la croissance des expéditions, nous travaillons activement avec nos partenaires pour moderniser l’infrastructure dans le but d’atteindre un volume annuel de 10 millions de tonnes de fret. Il est maintenant important de lier ces efforts au réseau transeuropéen de transport et à l’initiative « Global Gateway » de l’Union européenne. »

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