Le Turkménistan intensifie ses échanges commerciaux avec l’UE
Turkménistan

Malgré l’effondrement de sa population et un repli sans égal ailleurs dans le monde, le Turkménistan parvient tout de même à avoir des échanges commerciaux avec les pays libres.

La France, premier partenaire commercial du Turkménistan en Europe

Une hausse particulièrement importante du volume des échanges a été enregistrée entre le Turkménistan et la France. Au cours de la période en question, l’indicateur du chiffre d’affaires commercial mutuel a atteint près de 29 millions d’euros, soit 3,1 fois plus qu’au premier semestre 2022. Au sein de la balance commerciale, le volume des exportations turkmènes a été multiplié par 2,4.

La dynamique de croissance des relations économiques entre Achgabat et Paris reste positive au cours des trois dernières années : en 2022, les relations d’import-export ont augmenté de 6,75% par rapport à la même période en 2021. Dans le même temps, le marché turkmène est désireux d’acheter des biens en provenance de la France : depuis le début de l’année, la France a multiplié par 3,2 ses exportations vers le Turkménistan.

Globalemenemt, le Turkménistan importe beaucoup moins qu’il y a dix ans

Toujours est-il que globalement, le Turkménistan a divisé par plus de trois ses importations de biens au cours des dix dernières années. D’après l’Organisation mondiale du commerce, en 2022 le pays a acheté pour 2,9 milliards de dollars de biens importés, contre 9,9 milliards de dollars en 2012, soit une réduction de près de 3,4 fois.

D’autre part, le Turkménistan a fait un grand pas vers l’amélioration de la transformation des matières premières sur son territoire au cours de la dernière décennie. Cela lui a permis de démultiplier ses exportations de biens intermédiaires. (Les biens intermédiaires comprennent les biens qui ont subi les premières étapes de la transformation et qui servent à la vente sur le marché ou à la création de nouveaux produits.) Les exportations turkmènes de biens intermédiaires ont presque doublé, passant de 620 millions de dollars en 2011 à 1,16 milliard de dollars dix ans plus tard. Cette tendance positive, qui permet d’importer moins tout en exportant plus, est attribuée à la politique de substitution des importations du Turkménistan et aux réformes qui l’accompagnent : augmentation de la part du secteur privé dans l’économie et création d’entreprises capables de produire des produits importés sur le territoire du Turkménistan. Ces mesures ont permis au Turkménistan de devenir le seul pays d’Asie centrale à parvenir à une réduction des importations et à une prédominance significative des exportations dans la balance commerciale.

Illustration par Allexxandar sur Freepik

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