Un projet de parc éolien géant, porté par la Chine et estimé à plus d’un milliard d’euros, s’apprête à transformer durablement le paysage énergétique du Kazakhstan. Implanté dans la région de Pavlodar, ce futur complexe pourrait devenir l’un des piliers de la transition énergétique du pays.
Un parc éolien à Pavlodar, pour répondre aux ambitions énergétiques du Kazakhstan
Le 30 mars 2026, la capsule du futur parc éolien dans la région de Pavlodar, au Kazakhstan, a donc été enterrée, marquant symboliquement le lancement du chantier. Avec une capacité annoncée de 1 GW, ce parc éolien représente un tournant pour le Kazakhstan, qui cherche à réduire sa dépendance au charbon tout en sécurisant son approvisionnement électrique à long terme.
Le futur parc éolien sera implanté dans la région de Pavlodar, une zone déjà connue pour son importance industrielle et énergétique. Ce choix n’est pas anodin : il permet de connecter rapidement la production au réseau national, notamment grâce à un accord conclu avec l’opérateur public KEGOC. D’une capacité de 1 GW, cette installation figurera parmi les plus puissantes d’Asie centrale. Elle devrait produire jusqu’à 3,4 milliards de kWh d’électricité par an. Un volume capable d’alimenter plusieurs centaines de milliers de foyers, tout en réduisant la pression sur les centrales thermiques existantes.
En parallèle, le projet intègre des systèmes de stockage d’énergie, un élément clé pour stabiliser la production intermittente des énergies renouvelables. Cette composante technologique vise à garantir une alimentation plus fiable, notamment lors des périodes de faible vent.
Un investissement massif pour ce parc éolien et des retombées économiques locales
Le coût total du projet est estimé à 1,2 milliard de dollars, soit environ 1,1 milliard d’euros. « Le projet attirera environ 1,2 milliard de dollars d’investissements directs dans l’économie régionale », a déclaré le vice-ministre de l’Énergie du Kazakhstan, Yerlan Akkenzhenov. Au-delà de l’investissement financier, les retombées économiques sont significatives. Le chantier devrait générer environ 2.000 emplois temporaires pendant la phase de construction, ainsi que plus de 200 postes permanents une fois le parc mis en service.
Ce développement industriel pourrait également stimuler les infrastructures locales, notamment les routes, les réseaux électriques et les services logistiques. Ainsi, la région de Pavlodar se positionne progressivement comme un hub énergétique moderne, capable d’attirer des investissements étrangers à grande échelle.

© АО «Самрук-Қазына»
Un projet inscrit dans la coopération sino-kazakhstanaise et la transition énergétique
Ce parc éolien ne constitue pas une initiative isolée. Il s’intègre dans un programme plus large de coopération entre le Kazakhstan et la Chine, axé sur le développement des énergies renouvelables. Plusieurs projets totalisant près de 2 milliards de dollars sont en cours de déploiement dans le pays.
Par ailleurs, deux parcs éoliens cumulant 1,5 GW devraient être construits dans les régions de Pavlodar et de Karaganda d’ici 2029. Cette dynamique traduit une volonté commune d’accélérer la transition énergétique tout en renforçant les liens économiques bilatéraux.
Le Kazakhstan s’est fixé un objectif ambitieux : porter la part des énergies renouvelables à 15% de son mix énergétique d’ici 2030. Dans ce contexte, le projet de Pavlodar apparaît comme une pièce maîtresse de cette stratégie nationale.
Un parc éolien aux bénéfices environnementaux
Sur le plan environnemental, les impacts attendus sont considérables. Le parc pourrait permettre d’éviter jusqu’à 2 millions de tonnes d’émissions de CO₂ par an. Une réduction significative dans un pays encore fortement dépendant des combustibles fossiles. Les premières étapes du projet ont déjà été lancées. Des mâts de mesure ont été installés en 2025 afin de collecter des données sur les vents, indispensables pour optimiser l’implantation des turbines.
La mise en service est prévue pour le deuxième trimestre 2029. Ce calendrier, relativement rapide pour un projet de cette envergure, témoigne de la priorité accordée par les autorités kazakhstanaises au développement des infrastructures énergétiques vertes.
