Au Kazakhstan, l’espérance de vie progresse et dépasse la moyenne mondiale
L'espérance de vie

L’espérance de vie progresse nettement au Kazakhstan, franchissant pour la première fois la barre symbolique des 75 ans. Cette avancée place désormais le pays au-dessus de la moyenne mondiale et témoigne d’une transformation profonde du système de santé.

L’espérance de vie dépasse un seuil historique au Kazakhstan

En 2024, l’espérance de vie au Kazakhstan a atteint 75,4 ans, contre 75,09 ans en 2023, selon les données du Bureau national de statistique, répétées par la ministre de la Santé, Akmaral Alnazarova, lors d’un entretien avec le président Kassym-Jomart Tokaïev le 25 août 2025. Cette évolution, inédite depuis l’indépendance, traduit les résultats conjoints des réformes sanitaires et de la mobilisation des acteurs sociaux. L’espérance de vie devient ainsi un indicateur majeur de la santé publique, illustrant les changements rapides qui traversent la population kazakhstanaise.

L’écart entre sexes et territoires reste marqué. Les femmes vivent en moyenne 79,42 ans, contre 71,33 ans pour les hommes, des niveaux tous deux en progression par rapport à 2023. Les habitants des zones urbaines bénéficient d’une durée de vie de 76,14 ans, tandis que les zones rurales plafonnent à 74,26 ans. Almaty affiche un record avec 78,78 ans, à l’opposé de la région d’Ulytau, où la moyenne s’élève à 72,48 ans. Cette diversité reflète les disparités d’accès aux soins et aux infrastructures sanitaires.

Le nombre de médecins a augmenté au Kazakhstan

L’amélioration de l’espérance de vie s’explique par une série d’avancées tangibles dans le système de santé. La mortalité globale a diminué de 3% au premier semestre 2025, tandis que la mortalité maternelle et infantile a atteint un plus bas historique.

Parallèlement, le renforcement du personnel médical constitue un facteur clé. Le nombre de médecins a progressé de 19%, celui des infirmières de 7%, et la présence médicale dans les zones rurales s’est accrue de 16%, a fait savoir la ministre lors de son entretien avec le président. Ces recrutements ciblés réduisent le déficit structurel hérité des décennies passées et garantissent une meilleure prise en charge. En outre, le gouvernement a annoncé que dès 2026, un million de personnes vulnérables bénéficieront d’une couverture d’assurance maladie.

Le Kazakhstan est lui aussi confronté au vieillissement démographique

Cette amélioration de l’espérance de vie s’accompagne d’un vieillissement rapide de la population. Début de 2024, plus de 2,7 millions de personnes de plus de 60 ans étaient recensées, soit une hausse de 4,2% sur un an. Cette tranche représente désormais 13,6% de la population, contre 12% en 2020 et 9,8% en 2010. Selon les projections, d’ici 2050, la part des seniors devrait atteindre 16,7%.

Ce phénomène entraîne une transformation sociale et sanitaire majeure. Le pays voit émerger une génération de centenaires, dont le nombre a augmenté de 40% en 2024. Cette tendance interpelle sur la capacité du système à accompagner une population vieillissante, tant en matière de soins que de soutien social. Néanmoins, elle illustre la réussite des politiques publiques visant à prolonger et améliorer la qualité de vie, consolidant ainsi l’espérance de vie comme un marqueur du progrès au Kazakhstan.

Par Païsiy Ukhanov
Le 08/26/2025

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