L’Allemagne annonce 71 millions d’euros d’aide au développement en Ouzbékistan
L'Allemagne annonce 71 millions d'euros d'aide au développement en Ouzbékistan

L’Allemagne renforce son engagement économique et social en Ouzbékistan avec une enveloppe de 71 millions d’euros destinée à soutenir plusieurs secteurs stratégiques. Formation professionnelle, transition énergétique, développement des entreprises et protection des populations vulnérables figurent parmi les priorités annoncées. Cette nouvelle étape de la coopération entre Berlin et Tachkent s’accompagne d’un accord sur le financement de huit projets, appelés à être mis en œuvre dans le cadre du partenariat bilatéral.

L’Allemagne et l’Ouzbékistan scellent un accord sur huit projets

L’Allemagne va mobiliser 71 millions d’euros pour soutenir des initiatives économiques et sociales en Ouzbékistan, a fait savoir l’ambassade allemande à Tachkent. Cette décision intervient à la suite de négociations intergouvernementales consacrées à la coopération au développement. Les discussions ont notamment porté sur l’économie verte, les infrastructures énergétiques, l’enseignement professionnel, la gouvernance publique et les dispositifs de protection sociale.

Réunis à Tachkent le 7 octobre 2026, les représentants des deux gouvernements ont convenu du financement de huit projets sur la période 2026-2027. Les négociations se sont achevées par la signature d’un protocole encadrant leur coopération dans le domaine du développement. L’annonce financière de Berlin apporte ainsi une nouvelle dimension à ce programme, dont les modalités détaillées n’ont pas encore toutes été rendues publiques.

Le rapprochement s’est préparé en plusieurs étapes. Le 6 octobre 2026, le vice-ministre Akram Aliyev avait reçu Christiane Amari, responsable du département chargé de l’Asie centrale, du Pakistan et de l’Afghanistan au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. Cette rencontre préparatoire visait à examiner les perspectives du partenariat et à définir les principaux dossiers devant être abordés lors des négociations officielles.

Les échanges ont porté sur le développement social, les infrastructures, l’énergie et les besoins de modernisation de plusieurs secteurs de l’économie ouzbèke. Les délégations ont également discuté des mécanismes de coordination nécessaires à la poursuite des projets conjoints. Les deux parties ont alors exprimé leur volonté de consolider leur coopération et d’assurer une mise en œuvre efficace des initiatives envisagées.

Le lendemain, les discussions ont pris une dimension formelle avec la tenue des négociations entre les gouvernements des deux pays. La délégation ouzbèke était conduite par Akram Aliyev, tandis que Christiane Amari dirigeait les représentants allemands. Les autorités ont examiné les priorités de la coopération financière et technique, en mettant l’accent sur les domaines susceptibles de bénéficier d’un accompagnement allemand.

Les échanges ont débouché sur un engagement concernant huit projets à financer durant les années 2026 et 2027. La signature du protocole de coopération constitue le principal résultat institutionnel de ces discussions. Le document formalise les orientations retenues par les gouvernements et sert de cadre à la poursuite de leur partenariat dans les secteurs concernés.

L’enveloppe annoncée par l’ambassade allemande s’inscrit dans une relation bilatérale déjà ancienne. Les deux pays coopèrent dans le domaine du développement depuis plus de trente ans. Berlin et Tachkent entendent ainsi poursuivre une collaboration qui ne se limite pas aux investissements économiques, mais comprend également la modernisation des institutions et l’amélioration des services destinés à la population.

Formation, entreprises et protection sociale : les projets allemands en Ouzbékistan

Le développement du secteur privé occupe une place importante dans les priorités présentées par l’ambassade allemande. Le programme prévoit un soutien aux entreprises et aux activités commerciales. Cette orientation concerne le renforcement du tissu économique ouzbek, dans un contexte où les initiatives de coopération cherchent à accompagner la modernisation des activités productives. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas les entreprises qui pourraient bénéficier de cet accompagnement, ni les instruments financiers qui leur seraient proposés.

La formation professionnelle constitue un autre axe majeur. Les deux gouvernements souhaitent moderniser le système ouzbek en s’inspirant du modèle allemand de formation en alternance. Ce modèle associe traditionnellement les enseignements dispensés dans les établissements de formation à une expérience pratique en entreprise. Son intérêt réside notamment dans le rapprochement entre les compétences enseignées et celles recherchées sur le marché du travail.

Pour l’Ouzbékistan, la coopération annoncée porte donc sur un domaine directement lié aux besoins de qualification de sa main-d’œuvre. L’objectif présenté est de faire évoluer l’enseignement professionnel en tenant compte de l’expérience allemande. En revanche, les annonces ne détaillent pas encore les établissements concernés, les spécialisations retenues, les équipements qui pourraient être modernisés ou les modalités d’association des entreprises au dispositif.

Au-delà de l’emploi et de la formation, la réglementation technique figure parmi les sujets abordés. Les discussions préparatoires faisaient également référence aux infrastructures de qualité. Ces questions concernent un volet distinct de la coopération économique, lié à l’organisation des systèmes techniques et aux exigences applicables aux activités de production et aux échanges.

La dimension sociale occupe parallèlement une place centrale. L’ambassade allemande a indiqué que les initiatives communes viseraient à améliorer les mécanismes de protection sociale, notamment pour les catégories les plus vulnérables de la population. L’objectif est donc d’accompagner le développement économique par des mesures concernant directement les besoins sociaux. Les autorités n’ont cependant pas communiqué de liste précise des catégories de bénéficiaires ou des dispositifs qui seraient renforcés.

La coopération doit aussi s’étendre à l’État de droit et à la gouvernance publique. Leur présence élargit la portée du partenariat au-delà des infrastructures et des investissements matériels. Les annonces ne précisent néanmoins pas les administrations qui seraient accompagnées, les réformes institutionnelles envisagées ou les moyens affectés à ces différentes priorités.

L’Allemagne soutient les projets énergétiques et climatiques en Ouzbékistan

L’énergie représente un autre volet important des engagements annoncés. Les autorités allemandes et ouzbèkes souhaitent poursuivre leur coopération dans le domaine des énergies renouvelables. La transition énergétique figure ainsi parmi les priorités du programme, aux côtés de l’efficacité dans l’utilisation des ressources et de la modernisation des infrastructures.

Les initiatives envisagées comprennent notamment l’extension des réseaux de transport d’électricité. Cette orientation ajoute une dimension infrastructurelle aux ambitions environnementales présentées lors des négociations. Il ne s’agit donc pas uniquement d’encourager le développement des sources renouvelables, mais également de travailler sur les installations nécessaires au fonctionnement du système électrique.

Le renforcement des réseaux et le développement des énergies renouvelables constituent deux aspects complémentaires de la politique énergétique. Le premier concerne les capacités d’acheminement de l’électricité, tandis que le second porte sur les modes de production. Leur présence dans les priorités bilatérales traduit l’étendue des sujets abordés par les délégations, sans que les documents publiés permettent encore d’identifier des chantiers précis.

L’utilisation plus efficace des ressources naturelles est également mentionnée parmi les objectifs des projets communs. Cette priorité inscrit la coopération énergétique dans une perspective environnementale plus large. Les annonces ne fournissent toutefois ni objectifs chiffrés de réduction de la consommation des ressources, ni capacités supplémentaires de production électrique, ni localisation des futures interventions.

Quels financements et quels partenaires pour les projets en Ouzbékistan ?

Pour mener à bien les initiatives annoncées, le gouvernement allemand s’appuiera sur plusieurs institutions spécialisées. Trois organismes sont explicitement appelés à participer à leur mise en œuvre : la banque allemande de développement KfW, la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, connue sous le sigle GIZ, et l’Institut fédéral allemand de physique et de métrologie, ou PTB. Leur participation place la coopération financière et l’accompagnement technique au cœur du dispositif. La présence de ces établissements correspond à la diversité des domaines abordés lors des négociations, depuis le développement économique jusqu’aux questions de réglementation et de modernisation technique. Les informations publiées ne précisent cependant pas encore la répartition des responsabilités entre les organismes, ni les projets confiés individuellement à chacun d’entre eux.

Sur le plan stratégique, Berlin entend également inscrire son engagement dans les objectifs de développement à long terme de l’Ouzbékistan. Christiane Amari a confirmé la volonté allemande de soutenir la stratégie nationale Ouzbékistan 2030. La représentante allemande a aussi réaffirmé l’attachement de son pays aux objectifs de développement durable des Nations unies.

Cet accompagnement doit se poursuivre à travers plusieurs canaux de coopération. Outre les projets bilatéraux, l’Allemagne souhaite maintenir sa participation aux initiatives régionales et intervenir également dans le cadre de son partenariat avec l’Union européenne. L’engagement allemand s’inscrit ainsi dans des dispositifs de collaboration qui dépassent les seules relations directes entre les administrations de Berlin et de Tachkent.

Par Rodion Zolkin
Le 10/09/2026

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