Au Kirghizstan, un projet de décret prévoit la création d’un cadre national de recyclage automobile, avec des obligations nouvelles pour les propriétaires et, dans certains cas, la destruction forcée de certains véhicules.
Les vieux véhicules au Kirghizstan bientôt soumis à une procédure unique
Le 3 juin 2026, le président kirghiz a signé le décret n° 197, qui fixe les grandes orientations pour une meilleure gestion des véhicules arrivés en fin de vie. Dans son prolongement, le gouvernement a soumis à consultation publique un projet de décret détaillant les modalités de collecte, de traitement et de recyclage des véhicules retirés de la circulation. Il s’agit de la première réglementation nationale consacrée exclusivement à la filière des véhicules hors d’usage.
Cette réforme concerne l’ensemble des véhicules circulant au Kirghizstan, qu’ils soient immatriculés dans le pays ou à l’étranger. L’objectif affiché est double : limiter les risques environnementaux liés aux épaves automobiles tout en mettant en place une procédure uniforme permettant d’assurer leur dépollution, leur recyclage et leur radiation des registres administratifs.
Jusqu’à présent, le Kirghizstan ne disposait pas d’un dispositif national harmonisé pour encadrer la fin de vie des automobiles. Le projet présenté par le Cabinet des ministres entend combler ce vide réglementaire en définissant chaque étape du processus, depuis la remise volontaire du véhicule jusqu’à sa destruction et au recyclage des matériaux récupérables.
Le texte prévoit ainsi un parcours entièrement encadré. Les opérateurs habilités seront chargés de réceptionner les véhicules, de les stocker dans des conditions conformes aux exigences environnementales, de procéder à leur démontage, puis d’assurer leur dépollution avant toute destruction. Les éléments pouvant être valorisés seront orientés vers les filières de recyclage, tandis que les parties métalliques seront broyées afin de récupérer les matières premières.
Véhicules étrangers : une période transitoire avant une mise au rebut forcée
Le projet accorde une attention particulière aux véhicules immatriculés à l’étranger. Le gouvernement propose d’offrir à leurs propriétaires une période de transition leur permettant de remettre volontairement leur automobile à la casse jusqu’au 1er septembre 2026. Cette disposition vise notamment les véhicules qui n’ont pas été régularisés dans le cadre des procédures de légalisation mises en place par les autorités.
En revanche, une fois cette échéance dépassée, le dispositif deviendrait nettement plus contraignant. Les véhicules étrangers qui n’auront été ni légalisés ni exportés hors du Kirghizstan pourraient être envoyés à la destruction après une décision de justice. Cette mesure marque une évolution importante de la politique gouvernementale, puisqu’elle introduit la possibilité d’une mise au rebut obligatoire lorsque les propriétaires ne se conforment pas aux exigences administratives fixées par les autorités.
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