La Banque centrale d’Ouzbékistan vient d’adopter des mesures d’assouplissement réglementaire majeures pour attirer les investisseurs étrangers. Ces réformes simplifient notamment le rapatriement des capitaux et les transferts de devises.
La Banque centrale d’Ouzbékistan modernise sa réglementation pour séduire les investisseurs étrangers
Dans une Asie centrale désormais théâtre d’une compétition féroce pour les investisseurs étrangers, la Banque centrale d’Ouzbékistan vient de décréter un asoouplises récents assouplissements réglementaires. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie délibérée d’allègement administratif et d’ouverture aux capitaux étrangers.
Cette métamorphose s’opère dans un écosystème économique mondial où chaque nation déploie des trésors d’inventivité pour drainer les flux d’investissements directs étrangers. L’Ouzbékistan, riche de ses 35 millions d’habitants et ancré au carrefour stratégique de l’Asie centrale, ambitionne de s’imposer comme un acteur incontournable de cette mécanique planétaire.
Des transferts de fonds simplifiés pour les particuliers
L’innovation la plus remarquable concerne l’autorisation désormais accordée aux particuliers d’effectuer des virements en devises étrangères entre comptes bancaires, quelle que soit leur nationalité. Cette révolution administrative balaye les restrictions antérieures qui cantonnaient ces opérations aux seuls résidents ouzbeks.
Dans la pratique, un investisseur français peut désormais transférer des fonds à son homologue allemand directement depuis le territoire ouzbek, affranchi des pesanteurs bureaucratiques d’hier. Cette liberté nouvelle s’étend aux opérations liées aux apports en capital, aux libéralités ou encore aux transmissions successorales, ouvrant ainsi des horizons inédits pour les entrepreneurs étrangers aspirant à un ancrage durable dans le pays.
Un cadre réglementaire allégé pour les entreprises
Les personnes morales profitent également de cette vague de rationalisation. L’acquisition de devises étrangères pour honorer les obligations relatives aux valeurs mobilières ne requiert plus qu’un document unique : l’attestation d’émission des titres concernés. Cette épuration administrative se traduit par un gain de temps substantiel pour les sociétés évoluant sur les marchés financiers.
Parallèlement, la Banque centrale d’Ouzbékistan a instauré une disposition pragmatique autorisant la rectification immédiate des erreurs techniques ou typographiques dans les demandes d’achat de devises. Auparavant, de simples fautes de frappe suffisaient à provoquer le rejet intégral d’un dossier, engendrant retards supplémentaires et surcoûts cachés pour les entreprises.
La révolution du rapatriement des capitaux pour les investisseurs étrangers
L’une des mesures emblématiques de cette refonte concerne la liberté accordée aux investisseurs étrangers pour rapatrier leurs gains. Ces derniers peuvent désormais acquérir des devises pour transférer à l’étranger les produits de cession d’actions cotées en bourse, les dividendes distribués par les sociétés locales, les intérêts et coupons obligataires, ainsi que les remboursements d’emprunts arrivés à échéance.
Cette procédure, réduite à une simple déclaration de l’investisseur, constitue un signal éloquent adressé à la communauté financière internationale. Elle témoigne de l’ambition ouzbèke de moderniser son économie et de l’aligner sur les standards internationaux les plus exigeants.
Ces assouplissements s’accompagnent d’un renforcement des mécanismes de contrôle. L’ensemble des opérations de change, y compris celles effectuées en ligne, seront désormais enregistrées en temps réel dans le système informatique FERUz (Foreign Exchange Registration Uzbekistan). Cette traçabilité renforcée vise à prévenir les risques de blanchiment tout en préservant la fluidité des transactions légitimes.
Un positionnement stratégique dans la mondialisation financière
Ces réformes s’inscrivent dans une démarche plus vaste d’intégration de l’Ouzbékistan aux circuits financiers mondiaux. Le pays, longtemps adepte d’une économie relativement autarcique, opère depuis plusieurs années un virage libéral résolu. Selon les données de la Banque mondiale, l’économie ouzbèke a enregistré une croissance de 5,8% en 2025, portée notamment par les réformes structurelles engagées.
Ces nouvelles dispositions réglementaires devraient amplifier cette dynamique vertueuse en facilitant l’afflux de capitaux étrangers. Dans un contexte où les économies émergentes se disputent âprement les faveurs des investisseurs internationaux, l’Ouzbékistan fait le pari de la simplicité administrative et de la sécurité juridique pour se démarquer de ses concurrents régionaux.
