Au Kazakhstan, les infractions au Code de la route entrent dans une nouvelle ère technologique. À partir du 12 mars 2026, les caméras intelligentes pourront identifier un éventail beaucoup plus large de comportements illégaux, sans intervention directe d’un inspecteur. Une évolution majeure qui marque l’accélération de la surveillance automatisée des automobilistes.
Des infractions détectées sans inspecteur grâce aux caméras intelligentes
Le 12 mars 2026 constitue un tournant réglementaire pour les infractions routières au Kazakhstan. À cette date, des amendements au Code administratif entrent en vigueur et autorisent les systèmes techniques à constater automatiquement un nombre accru de violations. Jusqu’ici, la présence d’un inspecteur restait indispensable pour plusieurs types d’infractions. Désormais, la technologie prend le relais.
Jusqu’à présent, seules six catégories d’infractions pouvaient être automatiquement détectées par les dispositifs techniques. Il s’agissait notamment de l’excès de vitesse, du franchissement de feu rouge, du non-respect de la signalisation, du stationnement irrégulier, des infractions lors d’un dépassement ou encore du défaut de priorité aux piétons. À compter du 12 mars 2026, ce périmètre s’élargit nettement. Les amendements autorisent les caméras et autres moyens techniques à identifier automatiquement un plus grand nombre d’infractions déjà prévues par la loi. Autrement dit, il ne s’agit pas de nouvelles interdictions, mais d’une nouvelle manière de les constater.
Cette distinction est importante. Le ministère de l’Intérieur kazakh a d’ailleurs insisté sur ce point, expliquant que la réforme ne crée pas de nouvelles obligations pour les automobilistes, mais permet à la technologie de formaliser électroniquement des infractions existantes qui nécessitaient auparavant la présence physique d’un inspecteur.
Infractions au Code de la route : téléphone, ceinture et comportements à risque
Parmi les nouvelles infractions susceptibles d’être relevées automatiquement figurent l’usage du téléphone au volant et le non-port de la ceinture de sécurité. Ces comportements, auparavant difficiles à verbaliser sans contrôle direct, pourront désormais être fixés par des caméras de nouvelle génération.
Techniquement, cette évolution repose sur des systèmes de reconnaissance visuelle plus performants. Les dispositifs automatisés intègrent des caméras intelligentes capables d’analyser les images en détail, mais aussi des connexions aux bases de données publiques afin de vérifier, par exemple, la validité d’un contrôle technique ou d’une assurance.
En pratique, cela signifie qu’un automobiliste circulant avec un contrôle technique périmé pourrait être identifié sans interception. De la même manière, une absence d’assurance pourrait être détectée via un croisement automatisé des informations. La présence d’un inspecteur sur le terrain n’est plus systématiquement requise.
Cette transformation s’inscrit dans une logique d’industrialisation du contrôle routier. Les systèmes comme les complexes de surveillance Sergek peuvent désormais générer des procès-verbaux automatisés à partir des enregistrements vidéo, transformant l’image captée en amende sans intervention humaine directe. Le processus devient quasi instantané.
Caméras et Code de la route : vers une surveillance élargie au-delà des automobilistes
L’innovation ne se limite pas aux seuls conducteurs. Des médias russophones ont évoqué la possibilité pour les caméras intelligentes d’enregistrer également d’autres comportements répréhensibles, comme le rejet de déchets ou des violations liées à des lieux interdits. Le champ d’application pourrait donc dépasser le strict cadre du Code de la route.
Toutefois, face à certaines rumeurs, les autorités ont apporté des clarifications. Contrairement à ce qui a circulé sur les réseaux sociaux, les caméras ne commenceront pas à sanctionner automatiquement les piétons à partir du 12 mars, a précisé le ministère de l’Intérieur. Là encore, la réforme vise avant tout l’extension technique des capacités de constatation.
Le cœur de la réforme reste donc la capacité accrue des dispositifs à identifier des infractions visuelles. Caméras fixes, complexes intelligents et même drones sont mentionnés comme outils potentiels de détection. Le maillage technologique se densifie.
Infractions, présence humaine et automatisation : un changement de paradigme
Ce basculement soulève une question centrale : quel sera désormais le rôle de l’inspecteur ? Jusqu’ici, sa présence constituait une étape clé pour qualifier certaines infractions. Demain, son intervention pourrait être davantage ciblée sur les situations complexes ou contestées.
En effet, l’automatisation modifie la chaîne de contrôle. Les images captées deviennent des preuves numériques exploitables quasi immédiatement. Les automobilistes recevront des notifications issues d’un système entièrement informatisé. La verbalisation s’accélère.
En toile de fond, l’objectif affiché est clair : renforcer la discipline sur les routes et améliorer la sécurité. La technologie devient un levier central de la politique publique en matière de Code de la route. Les caméras ne se contentent plus de mesurer la vitesse ; elles observent désormais les comportements.
