Dans une initiative sans précédent, les autorités ouzbèkes ont ouvert des comptes d’épargne en dollars pour plus de 8.000 enfants orphelins et enfants sans tutelle. Cela, afin de renforcer la sécurité financière des plus vulnérables du pays à long terme.
En Ouzbékistan, un dispositif d’épargne financé par l’État pour les orphelins
Le 30 décembre 2025, à la veille du Nouvel An, l’Ouzbékistan a annoncé une mesure de politique publique d’envergure en faveur des enfants en situation de vulnérabilité. Dans ce contexte, le gouvernement a mis en place un programme inédit d’épargne pour les enfants orphelins, destiné à offrir un capital de départ significatif pour leur avenir.
Plus de 8.000 orphelins et enfants sans tutelle parentale ont été inclus dans ce programme d’épargne en devise étrangère, conçu pour renforcer leur protection sociale et leur sécurité économique future. Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne présidentielle festive dite de « l’arbre du président », symbole d’un soutien direct de l’État aux jeunes générations en difficulté.
Concrètement, chaque enfant inscrit dans cette initiative a vu l’ouverture d’un compte d’épargne nominatif en dollar américain, financé par le budget de l’État ouzbek. Sur ces comptes, 500 dollars ont été déposés par enfant comme capital initial. Cette somme est placée et fera l’objet d’une capitalisation des intérêts chaque année, ce qui signifie que la valeur du capital augmentera progressivement avec le temps. L’accès aux fonds est strictement conditionné : les enfants ne pourront retirer leur épargne qu’à partir de l’âge de 18 ans.
L’objectif proclamé des autorités est double : d’une part, offrir un capital tangible pour l’entrée dans la vie adulte, et d’autre part, encourager des pratiques financières responsables dès le plus jeune âge, ancrant ainsi l’épargne dans les trajectoires de vie des jeunes citoyens.
Des cartes sociales pour enfants vulnérables
Parallèlement à l’ouverture des comptes d’épargne en dollars, l’État ouzbek a émis des cartes sociales pour les enfants âgés de 9 ans et plus, ainsi que pour leurs représentants légaux. Ces cartes servent à la fois de moyen de paiement et de preuve officielle de statut social, tout en permettant d’accéder à un éventail d’avantages. Les détenteurs de ces cartes peuvent bénéficier de tarifs réduits pour les transports publics, effectuer des paiements pour des biens et des services essentiels, et accéder à des prestations sociales spécifiques. Toutes les opérations effectuées avec ces cartes peuvent être suivies et gérées via l’application mobile Baraka, renforçant ainsi la transparence et la traçabilité des dépenses. Ce dispositif social vise à faciliter l’intégration pratique des enfants dans la vie quotidienne, tout en leur permettant de bénéficier d’un accès facilité aux services de base et à des réductions tarifaires, ce qui complète le volet d’épargne mis en place.
Les autorités ont précisé que le programme s’adresse à plusieurs catégories d’enfants en situation de vulnérabilité. Parmi les bénéficiaires figurent notamment les orphelins vivant au sein des communautés locales (« mahallas »), les enfants placés dans des orphelinats d’État, des foyers familiaux ou des villages d’enfants de type SOS, ainsi que les enfants de militaires tombés au service de la nation.
Un volet particulier a été prévu pour les enfants malades, notamment ceux traités à l’hôpital pédiatrique en oncologie du centre de soins du hospice Taskin. Dans ces situations médicales urgentes ou nécessaires, les représentants légaux peuvent demander une avance sur les fonds, qui sera alors transférée sur une carte bancaire pour couvrir les besoins immédiats de soins ou de dépenses médicales.
Illustration www.freepik.com.
