Données des passagers : le Kazakhstan mise sur l’interopérabilité et la sécurité
données des passagers

Dès la rentrée 2025, au Kazakhstan, les transporteurs devront, pour chaque passager, transmettre des données normalisées aux autorités, conformément à l’ordre ministériel n° 260.

Passagers et données : une obligation connectée

La réforme impose aux vendeurs de billets d’enregistrer, pour chaque passager, l’identité, le document de voyage, l’itinéraire, la date de départ ainsi que son numéro de téléphone et adresse mail. Cette nouvelle obligation unifiée met fin aux zones grises, car chaque passager est associé à un profil transactionnel standardisé.

« La rédaction des règles a été modifiée et complétée en vue d’intégrer les standards internationaux », a indiqué le ministère des Transports, une position qui valorise l’innovation au service des passagers, mais aussi la rigueur réglementaire. La stratégie est assumée : moderniser la chaîne d’information sans surcharger les passagers, tout en alignant la transmission des données sur l’obligation de sûreté internationale.

Passagers aériens : des données seront transmises en 30 minutes

Dans l’aérien, les compagnies transmettront deux fois les données des passagers : un lot 48 heures avant le départ, puis un second lot 30 minutes après la fin de l’enregistrement. Cette granularité renforce l’analyse de risque, car la police et le Comité national de sûreté croisent les informations de chaque passager avec les itinéraires et les historiques.

Le dispositif couvre un spectre large : vol, citoyenneté, date de naissance, siège, bagage, identifiants PNR, moyens de paiement et coordonnées. Ainsi, les données soutiennent les contrôles ciblés, et l’obligation de conformité technique s’étend aux compagnies étrangères, tandis que la conservation sur cinq ans garantit la traçabilité des passagers exposés à des enquêtes postérieures.

Passagers ferroviaires et maritimes : une obligation cadencée

Côté rail, la transmission des données des passagers s’appuie sur le système d’information informatisé « Express », avec cinq envois quotidiens aux horaires fixés : 05h00–06h00, 08h00–09h00, 10h00–11h00, 16h00–17h00 et 22h00–23h00.

En maritime, les opérateurs, y compris étrangers, transmettront les données des passagers jusqu’à quatre fois par jour, synchronisées sur les escales. Cette cadence, cohérente avec la variabilité des rotations, fluidifie l’exploitation, car les autorités anticipent les flux de passagers, tandis que l’obligation d’intégration technique se déploie via l’échange d’information ou une intégration directe des systèmes.

Illustration www.freepik.com.

Par Rodion Zolkin
Le 08/21/2025

Newsletter

Pour rester informé des actualités de l’Asie centrale