Permis de conduire : le Kazakhstan durcit les règles
permis de conduire

Le 1er avril 2025 marque une double évolution pour les automobilistes kazakhstanais : d’un côté, l’examen du permis de conduire subit une transformation radicale ; de l’autre, le gouvernement mise sur la technologie pour impliquer les citoyens dans la gestion quotidienne des incivilités routières, via une toute nouvelle fonctionnalité intégrée à « eGov Mobile ».

Une reprise en main ferme de l’examen du permis de conduire

Exit les écoles de conduite tout-puissantes, place à un retour au contrôle centralisé. À compter d’avril 2025, l’organisation de l’examen théorique pour le permis de conduire est désormais exclusivement assurée par les centres spécialisés du ministère de l’Intérieur, les fameux KMLZ. Cette mesure enterre une décennie de délégation aux auto-écoles privées, soupçonnées d’avoir transformé la formation en business incontrôlé.

Arman Kenzhegaliev, le président du « Governement pour les citoyens », ne mâche pas ses mots : « Nous devons restaurer la confiance dans notre système ». En clair : place nette pour un examen standardisé, informatisé, et sous surveillance étatique stricte. Cerise sur le capot : un système numérique unifié est mis en place pour centraliser les résultats et surveiller les sessions en temps réel. Un échec à trois reprises ? Le candidat devra reprendre une formation obligatoire. Objectif affiché : zéro passe-droit.

Une fonction inédite dans « eGov » pour dénoncer sans crainte

Pendant que le permis de conduire devient un sésame plus difficile à obtenir, le comportement des automobilistes déjà en circulation est aussi dans le collimateur. Le gouvernement innove en lançant une fonction d’alerte anonyme via l’application « eGov Mobile ». Un véhicule bloque l’accès à un garage ? Une alarme stridente hurle sans fin sous vos fenêtres ? Plus besoin d’attendre les forces de l’ordre. Il suffit de saisir le numéro de plaque dans l’application, choisir la situation (fenêtre ouverte, pneu crevé, obstacle gênant), et le conducteur reçoit un message anonyme l’invitant à agir. Et ce n’est qu’un début : si le système fait ses preuves, des extensions sont prévues, notamment l’intégration avec les services d’urgence pour une notification automatique en cas d’évacuation nécessaire.

Newsletter

Pour rester informé des actualités de l’Asie centrale