Les banques kazakhes renforcent le contrôle des transactions
virements

Les régulations bancaires au Kazakhstan se durcissent. Les transferts à l’étranger ou de l’étranger supérieurs à 500.000 tenges (918 euros) seront considérés comme suspects, tandis que les jeunes de moins de 21 ans ne pourront plus obtenir de carte bancaire en ligne. Ces mesures visent à lutter contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Au Kazakhstan, la lutte contre le blanchiment d’argent appelle de nouvelles restrictions

Le Kazakhstan adopte une politique bancaire plus stricte afin de limiter les risques liés aux transactions financières suspectes. L’Agence de régulation et de développement du marché financier (ARDFM) a récemment publié un projet de réglementation prévoyant que tout virement vers l’étranger ou de l’étranger d’un montant supérieur à 500.000 tenges sera automatiquement classé comme à risque. Cette mesure, qui vise à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, implique que les banques effectuent des contrôles renforcés sur les transactions concernées. Ainsi, un individu envoyant une somme importante hors du pays pourrait faire l’objet d’une vérification approfondie de la part de son établissement bancaire.

Ce renforcement du contrôle bancaire ne se limite pas aux transactions internationales. Une nouvelle réglementation imposera également un encadrement plus strict des jeunes clients. Désormais, les banques ne pourront plus émettre ou renouveler des cartes bancaires en ligne pour les citoyens de 18 à 21 ans. Ils devront se rendre physiquement en agence pour effectuer ces opérations. De plus, les mineurs entre 14 et 18 ans devront obtenir l’approbation de leurs parents ou de leurs tuteurs légaux pour accéder aux services bancaires en ligne. Ces restrictions visent à réduire les risques de fraude et d’usurpation d’identité.

Les banques ont également l’obligation de conserver longtemps les données biométriques des Kazakhstanais

Afin d’améliorer la sécurité des transactions, l’ARDFM impose aux banques de renforcer leur système de surveillance. Les établissements financiers devront conserver les données biométriques des clients pendant au moins cinq ans après la fin de leur relation commerciale. De plus, les banques devront utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les transactions et identifier les activités suspectes. Parmi les groupes de clients soumis à une surveillance particulière figurent les titulaires de plusieurs cartes bancaires, les non-résidents sans titre de séjour, ainsi que les jeunes adultes sans revenu officiel mais réalisant des transactions inhabituelles.

Par ailleurs, les établissements bancaires devront s’assurer que tous les comptes et cartes d’un client soient liés à un seul numéro de téléphone enregistré sur le portail gouvernemental « eGov ». L’utilisation de l’application mobile de la banque sera également restreinte à un seul appareil, validé par l’établissement financier. En cas d’incohérence entre les dépenses effectuées et l’utilisation attendue du compte, les banques devront mener une enquête approfondie, ce qui pourrait aboutir à une suspension temporaire des services en ligne.

Ces nouvelles mesures illustrent la volonté du gouvernement kazakhstanais d’intensifier la surveillance du système financier afin de prévenir les risques d’activités illicites. En imposant des contrôles sur les transactions et en limitant l’accès aux services bancaires en ligne pour les jeunes clients, les autorités cherchent à renforcer la transparence et la sécurité du secteur bancaire.

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