La mise en service du nouvel aéroport de Boukhara est attendue pour la fin de l’année 2026. Ce projet, qui ne nécessitera pas de déplacements de population ni de coupes d’arbres, doit améliorer la capacité d’accueil de la ville pour le tourisme et renforcer son rôle en tant que hub international.
Un chantier a priori sans impact sur les habitants des environs ni l’environnement
Le projet de construction du nouvel aéroport de Boukhara avance à grands pas. Lors d’une conférence de presse tenue le 20 mars 2025, Javlonbek Umarhodjaev, le président d’Uzbekistan Airports, a confirmé que le chantier avait déjà commencé dans les environs de la ville. Le projet, financé dans le cadre d’un partenariat public-privé, se veut respectueux de l’environnement. Javlonbek Umarhodjaev a souligné que le développement du site n’aurait pas d’impact négatif sur les communautés locales ou la nature environnante. Cette approche est un élément central du projet : limiter les perturbations écologiques tout en répondant à des enjeux de modernisation.
Le processus de validation des aspects techniques et financiers du projet, en cours d’examen par deux ministères, devrait être achevé d’ici fin avril ou début mai. Ces avancées administratives permettront au projet d’entrer pleinement dans sa phase de construction. Avec une superficie totale de 307 hectares, le nouvel aéroport sera situé à 26 km du centre de Boukhara, une localisation stratégique qui facilitera l’accès au cœur historique de la ville. Cette modernisation des infrastructures aéroportuaires s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir le tourisme et de désengorger les autres points d’entrée du pays.
Boukhara, joyeux culturel, ne dispose pas à ce jour d’un aéroport à la hauteur des flux touristiques
L’actuel aéroport de Boukhara, malgré son importance régionale, ne peut accueillir que 400 passagers par heure, soit un total de 1 million de voyageurs par an. Les limites de sa capacité et de ses systèmes de gestion vieillissants contraignent la croissance des flux touristiques, obligeant les visiteurs à passer par d’autres villes comme Tachkent ou Samarcande.
En réponse, le nouveau complexe aéroportuaire sera conçu pour traiter jusqu’à 1.200 passagers par heure, avec une capacité annuelle estimée à plus de 3 millions de voyageurs. Outre les infrastructures liées aux vols, le projet inclut également le développement de commerces, tels que des boutiques duty-free et des espaces de services, notamment le long de la route menant au centre-ville. Ces ajouts visent à transformer Boukhara en un centre touristique clé, tout en répondant à la demande croissante de l’aviation internationale.