Seule une minorité des familles kazakhstanaises disposent d’une épargne bancaire
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Selon une étude du Fonds kazakhstanais de garantie des dépôts et de l’Institut Elim, seulement un tiers des familles au Kazakhstan détient des comptes à vue en banque. À Almaty et à Astana, ce pourcentage atteint 40%. Les principales motivations de ces épargnants incluent la sécurité financière à long terme et un rendement attractif.

Livrets bancaires : au Kazakhstan, les consommateurs sont attirés surtout par des taux de rémunération élevés

C’est le grand enseignement d’une enquête réalisée par le Fonds kazakhstanais de garantie des dépôts et l’Institut Elim : seul un tiers des familles kazakhes détiennent une épargne bancaire. Les données montrent que les hommes et les femmes dans les familles kazakhes participent à parts égales à la constitution de l’épargne. À noter que 80% des sommes sont conservées en tenges. Parmi les critères influençant le choix d’un livret d’épargne de telle ou telle banque, les taux d’intérêt élevés sont cités par 45% des répondants, suivis de la flexibilité d’accès et de l’alimentation du compte (32%). Les bonus bancaires, incluant les programmes de fidélité et les systèmes de cashback, intéressent 11% des épargnants.
En ce qui concerne les objectifs d’épargne, 56% des familles à Almaty et Astana économisent en vue de se constituer une réserve de sécurité face à des événements imprévus.

L’achat d’un logement motive 15% des foyers, tandis que 8% économisent pour l’éducation ou le futur de leurs enfants. Ces tendances sont similaires dans d’autres grandes villes du pays, bien que les priorités varient légèrement : en région, 48% des familles accumulent des fonds pour des urgences ou l’avenir, tandis que 6% se concentrent sur l’éducation.

En milieu rural, on épargne surtout pour faire face aux imprévus

La situation des familles rurales reflète également des préoccupations similaires. Parmi celles ayant des économies, 48% épargnent pour faire face aux imprévus, tandis que 13% visent l’achat d’un bien immobilier. Seulement 5% mettent de côté pour l’éducation de leurs enfants, et 4% réservent leurs économies à des projets entrepreneuriaux ou à l’achat d’un véhicule. Ces chiffres témoignent des défis économiques auxquels font face les familles rurales, souvent contraintes d’orienter leurs priorités vers les besoins de base plutôt que des projets à long terme.

Par ailleurs, l’étude révèle que 70% des jeunes de moins de 30 ans au Kazakhstan sont mariés. Parmi eux, 34% détiennent des comptes à vue en banque, avec une répartition relativement équilibrée entre jeunes urbains (53%) et ruraux (47%). Pour ces jeunes familles, la constitution d’une épargne est motivée par le besoin de sécurité future (28%) et la préparation face aux imprévus (22%).

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