C’est le 20 mars 2019 que Kassym-Jomart Tokaïev est devenu président du Kazakhstan. Depuis cet évènement il y a six ans, le Kazakhstan a connu une transformation économique remarquable malgré les défis mondiaux. En se concentrant sur la diversification économique et le développement des secteurs non pétroliers, le pays a réalisé d’importates avancées, notamment dans l’industrie manufacturière et l’infrastructure énergétique.
Diversification économique et croissance industrielle
Depuis six ans, Kassym-Jomart Tokaïev a placé la diversification de l’économie au centre de sa politique, encourageant le développement des secteurs non liés aux ressources naturelles. Cette stratégie a porté ses fruits, avec des résultats concrets dans plusieurs secteurs. Entre 2019 et 2024, l’industrie manufacturière a vu sa production augmenter de 31,4%, tandis que le secteur de la construction a enregistré une croissance impressionnante de 96,3%. À la fin de 2024, le produit intérieur brut (PIB) du Kazakhstan s’élevait à 288 milliards de dollars, et le revenu par habitant dépassait 14.000 dollars.
En particulier, le secteur de la machinerie a connu un développement spectaculaire. La production de voitures a été multipliée par plus de quatre, atteignant 134.000 unités en 2024 contre 30.000 en 2018. Le secteur des camions et des autobus a également affiché des chiffres similaires, avec des hausses respectives de six et sept fois sur la même période. Ces avancées illustrent la volonté du pays de devenir un acteur majeur de l’industrie manufacturière régionale.
Investissements étrangers et modernisation de l’infrastructure
L’un des autres piliers de la politique économique du président Tokaïev a été l’attraction des investissements étrangers. En six ans, le Kazakhstan a reçu 130 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE), dont plus de 72 milliards ont été orientés vers l’industrie manufacturière. Ces flux d’investissements témoignent de la confiance des investisseurs internationaux dans la stabilité et le potentiel économique du pays. En 2024, le Kazakhstan a même atteint son plus haut score jamais enregistré par Moody’s, avec une note Baa1 et une perspective stable.
Dans le même temps, une attention particulière a été portée à la modernisation des infrastructures nationales. Après des décennies de négligence, le secteur énergétique a commencé à être rénové. Le taux de vétusté des réseaux de chaleur, qui atteignait 71% en 2019, a été réduit à 61% grâce à un plan national visant à rénover 86.000 kilomètres de réseaux. Ce plan inclut également l’ajout de nouvelles capacités de production énergétique, notamment dans le secteur nucléaire. La construction de la première centrale nucléaire est déjà en cours, et deux autres projets sont prévus pour répondre à la demande croissante en énergie, estimée à environ 120 milliards de kWh en 2024, soit une augmentation de 14% par rapport à 2019.
L’engagement du gouvernement en faveur de la construction de nouvelles infrastructures ne se limite pas à l’énergie. Le volume de logements construits a atteint 19 millions de mètres carrés en 2024, soit une augmentation de 51% par rapport à 2018. En parallèle, 4.400 kilomètres de routes nationales ont été modernisés, renforçant les réseaux de transport et facilitant les échanges économiques avec les pays voisins.