Tourisme : au Kazakhstan, le coût des séjours vendus par les voyagistes pourrait s’envoler

Au Kazakhstan, les agences de voyages sont confrontées à une pression fiscale croissante qui pourrait entraîner une hausse des prix des séjours de près de 30%. Les autorités fiscales réclament des impôts supplémentaires pour les contrats conclus avec des partenaires étrangers, une mesure que l’Association Kazakhstanaise du Tourisme juge injustifiée et dangereuse pour la profession.

Pour le fisc du Kazakhstan, les voyagistes sont les représentants des transporteurs et hébergements étrangers

Depuis plusieurs semaines, les tour-opérateurs au Kazakhstan font l’objet de contrôles fiscaux portant sur leurs accords avec des prestataires étrangers. Ces entreprises signent régulièrement des contrats avec des hôtels, compagnies aériennes ou sociétés de transport à l’étranger, payant des services fournis en dehors du Kazakhstan. D’après l’Association Kazakhstanaise du Tourisme, ces revenus ne devraient pas être soumis à l’impôt au Kazakhstan selon la législation actuelle. Cependant, les autorités fiscales soutiennent que ces contrats ont de fait créé des représentations permanentes de partenaires étrangers sur le territoire du Kazakhstan, soumettant ainsi leurs revenus à l’impôt.

L’Association Kazakhstanaise du Tourisme rejette fermement cette interprétation. Elle affirme que les tour-opérateurs agissent en tant qu’entités indépendantes, assumant l’entière responsabilité envers les clients kazakhs. Pour Askar Tulkiyev, juriste au sein de cette fédération professionnelle, ces pratiques commerciales sont normales dans le monde entier. « Les entreprises de tourisme achètent des services à des prestataires étrangers pour composer leurs offres. Cela ne signifie en aucun cas qu’elles représentent ces prestataires ou qu’elles doivent être imposées en conséquence », a-t-il déclaré.

De nombreux Kazakhs risquent d’être privés de vacances si le fisc persiste

La menace fiscale qui pèse sur les tour-opérateurs kazakhstanais a des conséquences potentielles inquiétantes pour les consommateurs. Selon l’Association Kazakhstanaise du Tourisme, si cet impôt était appliquées, il entraînerait une hausse des prix des séjours de 20% à 32%, rendant ainsi les vacances à l’étranger inabordables pour une grande partie de la population du Kazakhstan. En outre, le secteur du tourisme pourrait faire face à des faillites massives, perturbant les projets de nombreux voyageurs. L’Association Kazakhstanaise du Tourisme se prépare à contester ces décisions devant les tribunaux afin de protéger ses membres et d’éviter des conséquences catastrophiques pour le secteur.

Cette situation crée une incertitude économique majeure pour les acteurs du tourisme au Kazakhstan, qui se trouvent désormais dans une position délicate. L’enjeu pour eux est de maintenir leur viabilité tout en assurant des services accessibles pour les consommateurs.

Illustration www.freepik.com.

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