Kazakhstan : la reconnaissance faciale pour lutter contre la facturation fictive dans les services de santé
reconnaissance faciale

Le ministère de la Santé du Kazakhstan envisage de mettre en place l’identification par reconnaissance faciale pour l’accès aux soins médicaux, suite à une flambée des ajouts fictifs de soins fournis par le personnel soignant.

Fiabilisation de la facturation : l’option des QR codes est également à l’étude

Le ministère de la Santé du Kazakhstan développe des mécanismes numériques pour améliorer le contrôle des services médicaux, notamment l’utilisation de la reconnaissance faciale. Cette technologie vise à vérifier l’identité des patients lors de leur visite chez le médecin, en réponse à une hausse des plaintes relatives à l’ajout de services médicaux jamais fournis que les Kazakhs trouvent au sein de leur compte « eGov ».

En plus de la reconnaissance faciale, le ministère étudie d’autres options comme les QR codes et les codes uniques pour les documents numériques des patients. Ces mesures devraient augmenter la transparence et renforcer le contrôle au sein du système de santé. Une équipe d’experts est chargée d’évaluer l’efficacité de ces propositions, avec pour objectif une mise en œuvre rapide afin de réduire les fraudes et restaurer la confiance des patients.

La facturation fictive dans le système de soins, un fléau au Kazakhstan

Les initiatives de numérisation interviennent dans un contexte plus large de dysfonctionnements financiers et administratifs au sein du système de santé kazakh. Un audit récent de la Cour des comptes kazakhe a révélé des doublons dans le paiement des services médicaux, avec une somme totale estimée à près de 32,5 milliards de tenges. Ces problèmes sont attribués à des défaillances dans les systèmes d’information et un faible niveau de numérisation. La fourniture gratuite de médicaments n’échappe pas non plus à ce fléau, des fournitures de médicaments ayant été comptabilisées y compris au bénéfice de citoyens ayant quitté le pays, avait découvert la Cour des comptes.

Le ministère de la Santé avait alors pris des mesures drastiques en licenciant les dirigeants de quatre sous-agences après ces audits. Par ailleurs, des enquêtes ont détecté des risques de corruption de 6,7 milliards de tenges et des indices de collusion de marché au sein de l’entreprise SK-Pharmacy, chargée de l’achat et du stockage de médicaments financés par l’État. Ces découvertes soulignent la nécessité urgente de réformer et de moderniser le système de santé pour combattre la corruption et améliorer l’efficacité des services médicaux au Kazakhstan.

Illustration www.freepik.com.

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